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Pour se fixer les idées
A l'échelle planétaire, nous brûlons près de 88 millions de barils par jour.
En une seule journée, l'humanité brûle une quantité d'énergie fossile équivalente à celle que Mère Nature a mis... 100 000 ans à fabriquer.
Histoire de BIO-CARBURANTS
Nous reproduisons ci-aprés quelques extraits du coup de gueule poussé par Dominique Guillet et l'association Kokopelli au sujet des carburants verts et vous laissons, avant les élections présidentielles vous faire une opinion sur la chose..

Voici quelques extraits
...Les carburants végétaux ne sont ni verts,
ni bios, ni équitables.
...L'attribution du terme "bio" pour les nécro-carburants
gagne en tout cas du terrain rapidement. Cela nous rappelle
le syndrome des yoghourts de chez Danone. On trouve sur internet
des publicités pour Volvo "Volvo fera du sport
bio" ou pour Ford "Ford et Europcar roulent pour
le bio!" ou pour Saab "300 chevaux écologiques".
Certaines voitures roulant au carburant végétal
ont même la mention "bio" peinte sur la carrosserie.....
....C'est le coup de grâce pour l'agriculture bio, d'autant
plus que la pression des lobbies à Bruxelles cherche
à imposer une agriculture bio de "seconde génération"
avec une pincée de pesticides par-ci et une demi-pincée
de chimères génétiques par-là!
Les cahiers de charge de l'agro-bio sont en passe de devenir
des cahiers de décharge! Pinçons-nous le nez.
Voyez avec nous le désastre. L' usine de Goldfield
transforme tous les ans 450 000 tonnes de maïs (pour
produire 190 millions de litres d'éthanol) mais, pour
ce faire, elle brûle tous les jours 300 tonnes de charbon
(qui arrivent par camion de bien loin) et elle relâche
benoîtement du CO2 dans l'atmosphère. Cela fait
tousser les écologistes! Surtout avec 200 centrales
de ce type qui se profilent à l'horizon aux USA. Le
charbon, c'est pas très propre mais le gaz est tellement
cher: alors certains envisagent de faire tourner les centrales
d'éthanol au bois. Quitte à ce que les forêts
des USA brûlent de sécheresse, autant les faire
brûler dans les usines d'éthanol. Le problème
restant que les forêts qui brûlent sont souvent
situées à des milliers de kilomètres.
Tentons d'esquisser un bilan (provisoire) de la centrale de
Goldfield dans l'Iowa. Pour produire 1 litre d'éthanol,
il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler
500 grammes de charbon et utiliser 4 litres d'eau.
Le Professeur Pimentel, de l'Université de Cornell
(Ithaca, New-York) a prouvé déjà, depuis
de nombreuses années, que le bilan énergétique
basique de la production d'éthanol est complètement
négatif car la production de maïs a un coût
réel (intrants, pesticides, travail) sans parler de
l'amortissement du matériel agricole qui n'est jamais
pris en compte car le bilan serait par trop indécent.
Bref, selon le Professeur Pimentel, le carburant végétal
réchauffe davantage la planète que l’essence
!
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SORTIR en SUD-GIRONDE...?
Il y a 300 ans, BUFFON écrivait déjà.....
.
L’homme sait user en maître de sa puissance sur
les animaux, il a choisi ceux dont la chair flatte son goût,
il en a fait des esclaves domestiques, il les a multipliés
plus que la Nature ne l’auroit fait, il en a formé
des troupeaux nombreux, et par les soins qu’il prend de
les faire naître, il semble avoir acquis le droit de se
les immoler ; mais il étend ce droit bien au-delà
de ses besoins, car indépendamment de ces espèces
qu’il s’est assujéties, et dont il dispose
à son gré, il fait aussi la guerre aux animaux
sauvages, aux oiseaux, aux poissons, il ne se borne pas même
à ceux du climat qu’il habite, il va chercher au
loin, et jusqu’au milieu des mers, de nouveaux mets, et
la Nature entière semble suffire à peine à
son intempérance et à l’inconstante variété
de ses appétits ;
l’homme
consomme, engloutit lui seul plus de chair que tous les animaux
ensemble n’en dévorent ; il est donc le plus
grand destructeur, et c’est plus par abus que par nécessité
; au lieu de jouir modérément des biens qui
lui sont offerts, au lieu de les dispenser avec équité,
au lieu de réparer à mesure qu’il détruit,
de renouveler lorsqu’il anéantit,
l’homme riche met toute sa gloire à consommer,
toute sa grandeur à perdre en un jour à sa table
plus de biens qu’il n’en faudroit pour faire subsister
plusieurs familles ; il abuse également et des animaux
et des hommes, dont le reste demeure affamé, languit
dans la misère, et ne travaille que pour satisfaire
à l’appétit immodéré et
à la vanité encore plus insatiable de cet homme,
qui, détruisant les autres par la disette, se détruit
lui-même par les excès...
Le Bœuf.
Extrait
de l'Histoire Naturelle, Générale et Particulière,
avec la description du Cabinet du Roy
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